Invités de la Semaine

Chaque semaine, un ou plusieurs invités nous accompagnent dans notre studio pour un entretien en direct d'environ 45 minutes en fin d'émission. Il s'agit d'artistes, acteurs et actrices de la société civile, journalistes et universitaires qui représentent l'interculturalité de la communauté franco-turque. Nous diffusons aussi occasionnellement des interviews ou interventions préenregistrées à diverses occasions.

"La lutte contre l'oubli est un travail de longue haleine."

Par Zeynep SAYGI Avril 17, 2010

L'exposition « Etats d'âmes, une génération hors d'elle », se déroule à l'Académie des Beaux-arts de Paris, jusqu'au 9 Mai 2010. Cette semaine, nous recevons Vahit Tuna, un des artistes que vous pouvez découvrir lors de cette exposition.

Né à Edremit en 1971, Vahit Tuna a fait des études de graphisme à l'Académie des Beaux-arts de Marmara. Il a longuement et activement participé aux actions du collectif d'art « Hafriyat ». Ses travaux se portent sur la liberté d'expression, le nationalisme, la critique envers les médias, le pouvoir et les moyens de propagandes de celui-ci.

AEC : Notre première question est en lien direct avec une autre interview que vous aviez précédemment accordé. Comment le pouvoir utilise les peurs? Et, comment cela se reflète dans l'art?

Vahit TUNA : Concernant le reportage précédent, le sujet était plus axé sur l'intimidation et le fait d'apolitiser. Si, il faut que je m'explique plus clairement, je dois dire qu'on est cerné. D'un côté l'armée, de l'autre ce que l'on appelle l'Islam, mais aussi ceux qui fondent leur discours sur l'appartenance nationale.

Analysant la situation en tant qu'artiste, je vous assure que se frayer un chemin, se créer un espace est difficile. Partout, il y a des impasses. Dans chaque rue, il y a des guets-apens.

Si on ajoute à cela les politiques libérales , cela donne naissance à des situations traumatisantes.

L'exemple le plus simple est celui des ouvriers de Tekel. Lors de leur dernière manifestation, « Erdogan, mister Erdogan » a désigné les manifestants de « terroristes ».

L'AKP ayant insinué cela, c'est l'image que le peuple en gardera. En réalité, l'AKP fait comme si il ne disait rien, mais indirectement, il provoque ce sentiment de peur au sein de la population. Alors plus personne ne pensera à manifester, car dès lors que nous voudrons faire valoir nos droits, nous serons catalogués comme terroristes.

Quand cela est imposé par l'Etat, la situation devient plus contradictoire.

AEC : Pour ma part, je ne peux que constater que l'art, aujourd'hui, joue un rôle très important dans la société civile en Turquie. Les artistes se retrouvent malgré eux, à lutter et à participer aux mouvements civils. Cela vous met la pression en tant qu'artiste? Vous est-il déjà arrivé de vous dire, « ce n'est pas mon boulot! ». Tout à l'heure, alors que je discutais avec « L'extra Lutte », il me disait, « moi, je veux parler de mes dessins, mais je suis souvent amené à parler politique et cela m'ennuie »…

V.T. : Moi, je n'y crois pas au discours de « l'artiste dans la société civile ». Cela n'existe pas et les raisons en sont évidentes. De plus, en Turquie, la conception de mouvement civil est très différente, surtout chez les artistes. A l'intérieure d'une organisation, on se retrouve face à de l'individualisme et des guerres d'egos. Puis, arrive la dissolution, étant donné qu'ils n'arrivent pas à s'entendre ni à mettre/faire quelque chose en commun.

Dernièrement, j'ai fais l'expérience du collectif 19 janvier  , crée après l'assassinat de Hrant Dink . Il n'avait pas été crée seulement pour Hrant et les arméniens. Ce collectif aurait dû être une plate-forme contre toutes formes de discriminations. Au début, on était nombreux et volontaire, mais le collectif s'est malheureusement réduit avec le temps. Il ne restait que quelques personnes et puis, plus rien ! Si vous regardez bien, même les institutions qui semblent être les plus grandes organisations d'artistes sont devenues totalement apolitiques, comme l'est l'Association internationale des arts plastiques.

En regardant de près, on se rend compte que le seul souhait des artistes est d'exposer et de s'exporter à l'étranger, c'est-à-dire que ce qui compte n'est que leurs propres intérêts. De ce fait, ils réclament certaines choses, mais concernant la société, ils n'ont aucune approche ni position. C'est une situation embarrassante, qui de plus, éloigne de la politique les jeunes générations d'artistes.

En vérité, la génération qui participe à l'exposition Etats d'âmes  est « une génération de bâtards ». Nous avons coupé tout lien avec nos prédécesseurs. C'est pour cela que nous avons été critiqués et rejetés au cours des dix dernières années. Nous sommes une génération qui a créé ses propres réseaux ayant une attitude plus politique. Nous sommes un regroupement d'artistes engagés, l'exception qui confirme la règle.

A partir du milieu des années 1990, nous avons tracé notre parcours ensemble. Unis, comme une équipe. Nos expositions, nos travaux, tout ce que l'on faisait, l'était de manière collective. Nous nous sommes jamais préoccupés de contacter des institutions, nous essayions de nous débrouiller par nous même.

Puis, il s'est passé quelque chose… Après 2002, Istanbul n'était plus la même. Les musées, les institutions culturelles, les visiteurs des biennales, le nombre de commissaires d'expositions et de nouvelles galeries, les ventes locales et à l'international, ainsi que les participations aux foires d'art, ont considérablement augmenté.

Désormais, la génération actuelle se croit « artiste-né », prête à se faire exposer, faire les unes, se vendre et cela aussi rapidement que possible et surtout au détriment des différentes visions alternatives.

Finalement, l'art se passe entre l'artiste et les institutions, c'est-à-dire que nous sommes dans un système où soit nous courbons l'échine, soit nous sommes en marge du système. Il n'y a plus d'espace indépendant, plus d'espoir pour une création indépendante.

V. T. : Dans une de mes vidéos, nous pouvions voir des policiers lancer des slogans. Ils répétaient les slogans, que la population leur adressait. En fait, je m'étais inspiré d'un exercice policier auquel j'avais assisté.

Nous avions deux clans de policiers : « les gentils et les méchants ». D'un côté, « le méchant » dans la peau du peuple qui se révolte. De l'autre, « le gentil », l'agent de police.  Les « bons », en uniforme de C.R.S réprimaient les « mauvais » en civils.

Cela, m'a vraiment marqué, quand j'ai vu cet exercice, je me suis demandé: « comment puis-je retranscrire / mettre en image cet évènement de manière fictive? » Alors, j'ai  loué des costumes de policiers, mis les gens et les danseurs dans la peau de policiers, leur ai fait crier des slogans.

Aysegül*a trouvé tout ce concept gênant. Comment expliquer cette gêne? Tout ce bruit, le bruit des chocs entre les casques… Toute cette histoire dans ma vidéo était finalement une banalisation, une normalisation de la violence mais aussi une mise en évidence de ce que l'on rencontre n'importe où et n'importe quand.

En somme, je me préoccupe de « l'Autre », de son aliénation que l'on peut constater au quotidien.

A.E.C : Après avoir lu vos entretiens, une question m'est venue à l'esprit. Pour agir ensemble, la création de « l'Autre » est-elle primordiale?

V.T : Non, pas du tout. Bien sûr, qu'il n'y en a pas besoin, car « l'Autre » ne fait pas un, c'est une multitude, ce qui engendre la complexité de la situation. Nous pouvons lier cela à l'autocensure.

Prenons l'exemple du groupe « 19 janvier », que je citais tout à l'heure. A ce moment précis, les gens ont eu besoin de se réunir, s'organiser, d'exprimer leur colère et de clamer haut et fort ce qu'il se trame en Turquie.

Certes, il fallait le faire mais ce qui m'importe c'est la pérennité de l'action. Or, quand il se passe quelque chose en Turquie, nous agissons par pulsions. C'est valable tant pour l'épicier du coin que pour l'artiste. On peut même parler d'une « politique de réflexes ».

Parfois grâce à ce réflexe, on est assez nombreux pour faire bouger les choses. L'ennui, c'est que tout de suite après, on oublie. Nous oublions non seulement la réaction que l'on a eue, mais aussi sa cause. C'est la gloire de ceux qui essaient de nous effacer la mémoire.

S'organiser et faire perdurer la lutte contre l'oubli est un travail de longue haleine. Attendre cela seulement de la part des artistes serait un luxe, car ils ont d'autres préoccupations. Puis, est-ce vraiment leur boulot ?! Malgré tout, les personnes qui ne s'occupent pas de  l'art  peuvent réunir les artistes. A un moment, ils se doivent de les encadrer, sinon les organisations purement artistiques se dissolvent. En tout les cas, il me semble difficile d'avoir une continuité telle, en Turquie.

A.E.C: A votre avis, pourquoi attendons-nous tant des artistes? Serait-ce à cause du nombre moindre de personnes qui créent la pensée ? Un artiste étant créateur, serait-ce pour cela que l'on attend qu'il créé aussi une pensée?

Vahit TUNA: Mais qui sont ces « artistes » ? « Qu'est-ce qu'un artiste? », il s'agit d'une question importante et en Turquie il est difficile d'en donner la définition.

Aujourd'hui, un grand nombre d'artistes s'approprie l'idéologie étatique. Pour eux, il est difficile de débattre à propos de certains sujets, être créatif, apporter de nouveaux sujets et idées.

Ils sont dans leur monde, celui de la bureaucratie. La plupart se contentent d'enseigner dans des universités, donc sont dépendants du système. Attendre d'eux qu'ils puissent couper ce lien, serait d'une totale naïveté. C'est pour cela que la question de « l'art indépendant » est problématique en Turquie. Nous avons le droit naturel d'attendre quelque chose de l'Etat et cela tout en gardant notre indépendance. 

L'Etat investit dans l'art. Par exemple, cette année Istanbul est la capitale Européenne, du coup, tout l'argent du monde y circule. Mais, on ignore la façon dont celui-ci est géré.

On ouvre des workshops et organise des expositions. L'argent coule à flots, mais qu'en adviendra-t-il ? A la fin de 2010, il y aura à nouveau une dépression artistique et les organisations privées essaieront de combler ce que ne peut pas apporter l'Etat.

* Aysegül Sönmez, critique d'art.

Traduction: Alaz GEMRIK

 

Ruh Halleri: CANAN

Par Zeynep SAYGI Avril 10, 2010

Ruh Halleri: Çığrından çıkmış bir nesil başlıklı sergi, Paris'te yaşayan sanat tarihçisi Yekhan Pınarligil'in küratörlüğünde 31 Mart-9 Mayıs tarihleri arasında Paris Güzel Sanatlar Akademisi'nde izleyiciyle buluşuyor. Sergiye katılan sanatçılarla yaptığımız söyleşi dizisinin ilk konuğuysa, Türkiye'de sanat ve feminizm dendiğinde ilk akla gelen isim: CANAN.

Türkiye Kökenli Kadın Portreleri / 1

Par Merve ÖZDEMIRKIRAN Mars 13, 2010

Geçtiğimiz 8 Mart'ta Dünya Emekçi Kadınlar Günü'nün 100. yıl dönümünü kutladık. 100 yıldır sokaklara çıkmaktan vazgeçmedi kadınlar, 100 yıldır mücadele etmekten yılmadılar. Bugün kadın mücadelesi pek çok farklı ülkede pek çok farklı şey ifade ediyor.

Elbette kadın mücadelesi 100 yıldan daha eski ama 100 yıldır resmi tarihte anlı şanlı bir yeri var.

Biz de dünya emekçi kadınlar gününün 100. yılı vesilesiyle Fransa'da Türkiye kökenli kadın olma halini iki genç kadınla konuştuk.

Birisi Türkiye'den gelen dört yıldır Fransa'da sosyoloji doktorası yapan genç bir sosyolog.

Diğeri ise burada doğmuş, burada okumuş, Fransız ama Türkiye kökenli genç bir öğretmen. Onlarla kısa röportajlar yaptık ve Arc-en-Ciel dinleyicileriyle deneyimlerini paylaştık.

Ni une ni deux !

Par Zeynep SAYGI Mars 13, 2010

Depuis 2004 La Cimade a ouvert, en Ile de France, plusieurs permanences spécialisées dans l'accueil et l'accompagnement juridique des femmes étrangères victimes de violences. En cinq années, plus de 1880 femmes victimes de violences sexistes ou familiales (violences conjugales, mariages forcés, mutilations sexuelles, réseaux de prostitution, traite, esclavage moderne, etc.) ont été accueillies par des bénévoles spécialement formées.

Qu'elles aient subi ces violences dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France, la majorité d'entre elles sont confrontées à de nombreux dysfonctionnements administratifs ou à une absence de dispositifs législatifs. En tant que femmes, elles sont confrontées à des discriminations spécifiques dans leur pays et en France, en tant qu'étrangères elles sont soumises à un ensemble de textes qui se révèlent, dans la pratique, plus restrictifs à leur égard. C'est ce phénomène de la double violence que La Cimade veut dénoncer, la superposition de la violence vécue en tant qu'étrangères ajoutée à la violence vécue en tant que femmes.

Violaine Husson de La Cimade nous parle de la campagne "Ni Une Ni Deux".

Gitmek: Benim Marlon ve Brandom

Par Zeynep SAYGI Mars 13, 2010

"Gitmek: Benim Marlon ve Brandom" filminin senarist ve oyuncusu Ayça Damgacı, 7. Paris Türk Sinema Günleri'nin konuğu olarak Paris'teydi.

Damgacı'ya ilk sorumuz: Kişisel bir öykünün sinemaya taşınmasında yaşanan zorluklardı...

Divâne âşık gibi

UN PONT SUR LE BOSPHORE, l'assoc' d'échanges culturels méditerranéens organise une après-midi exceptionnelle de chant, de musique et de danse.
Plus de 35 musiciens se succèderont dans un feu d'artifice musical qui nous mènera du Caucase aux Balkans, de l'Arménie à l'Albanie, en passant, bien sûr, par la Turquie et la Grèce.
ZIRVÉ ! c'est la rencontre au sommet de quelques uns des meilleurs interprètes de la scène turco-balkanique française, auxquels se joindra, pour l'occasion, la canadienne Brenna MacCrimmon, grande spécialiste des musiques rroms et ottomanes des Balkans et d'Anatolie.

Dimanche 14 Mars à 14h00 / Salle paroissiale 124 Rue Bagnolet 75020 Paris / Métro: Porte de Bagnolet

A cette occassion Brenna Maccrimmon et Françoise Demir ont été nos invités.

L'école et la communauté. Faut-il faire un choix ?

Mahir KONUK, sociologue et docteur en sciences sociales de l'éducation, auteur du livre "Jeunes originaires de Turquie entre l'école et la communauté" aux éditions de l'Harmattan a été notre invité . L'auteur étudie les parcours biographiques d'une quarantaine de jeunes, issus de l'immigration turque, ayant atteint un niveau d'études supérieures bac + 3 minimum. A travers ces expériences, c'est le fait migratoire qui est interrogé dans une société en crise. Il a répondu aux questions des jeunes et des parents.

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Paris sokaklarında çocuk eller

Par Nurdane BOURCIER Février 27, 2010

Almanya'da yaşayan ressam Hasan Hüseyin Deveci, şubat ayında Acort derneğinin davetlisi olarak Paris'e geldi. Yaşları 6 ilâ 11 arasında değişen 9 çocukla, çevre bilinci ve sanatı biraraya getiren bir atölye gerçekleştirdi. Hasan Hüseyin Deveci ve atölyeye katılan çocukları stüdyomuzda ağırladık.

Murat BELGE : Bütün bunlar ne olacak ?

Helsinki Yurttaşlar Derneği'nin Türkiye şubesi yöneticisi ve Istanbul Bilgi Üniversitesi Fen Edebiyat Fakültesi'nin Karşılaştırmalı Edebiyat Bölümü başkanı, yazar, çevirmen ve siyasi aktivist Murat Belge, Türkiye'nin en tanınmış sol aydınlarından biri.

Paris Kürt Enstitüsü'nün konuğu olarak Fransa'ya gelen Belge, Türkiye'deki Kürt açılımını değerlendirmek üzere stüdyomuzdaydı.

Nâzım Hikmet... Vox Dei

Par Eve Griliquez Février 27, 2010

Une interview rare, une voix qui nous rejoigne à travers 49 ans...

En été 1961 une jeune journaliste française rencontre Nâzım à Paris.

Avec l'aimable permission d'Eve Griliquez.

Tuhaf Hikayeler...

Bu hafta Türkiye Gündemi'ne konuk olan Ayşe Çavdar'ı Express, Bianet ve Aktüel'deki yazılarından tanıyoruz.

Kendisiyle Türkiye gündemindeki son gelişmelerden ve özellikle de Tekel grevlerinden konuştuk.

ISTANBUL vue par les jeunes

Par Elif HALISCELIK et Zeynep SAYGI Février 06, 2010

Carnet de route d'un voyage à Istanbul...

Projet des jeunes issus de l'immigration à la recherche d'une vision impartiale et innovante vis-à-vis de leur culture d'origine.

Serdar Darendeliler et Elif Halisçelik nous parlent de cette expérience.

Date : du 5 au16 février 2010 Lieu : Salle des Fêtes de la Mairie du 11ème Métro: Voltaire

"Demokrasi bir araç değil, varoluş tarzıdır."

Fransa'da Türkiye'yle ilgili tartışmalara sıkça konuk olarak cağrılan, ekonomist Ahmet Insel, Türkiye'de canlanan Yeni Sol Parti girişimine de etkin olarak katılan bir isim.

Politik arenada daha aktif olmaya karar veren Insel'le Alican Tayla ve Merve Özdemirkıran konuştu.

Ahou dans l'ascenseur émotionel

Par Elif HALISCELIK Février 06, 2010

Ahou, jeune comédienne d'origine turque nous fait voyager dans l'ascenseur émotionnel du rire à travers ses personnages délirants et acidulés.

Ahou dans l'ascenseur émotionnel /chaque lundi et mardi à 21H30 au théâtre du Gymnase jusqu'au 02 Mars

KITABEVI... c'est notre histoire

En 1978, suite aux affrontements violents et à l'instabilité politique en Turquie, Rustem a émigré en France. Avec Françoise, il ouvre une librairie turque au coeur du 10ème arrondissement de Paris, où vit sa communauté. Lieu d'échange et d'entraide, la librairie OZGUL se détourne de sa fonction commerciale pour devenir le point d'ancrage des « déracinés » du quartier. Mal du pays, militantisme ou solitude : chacun a une bonne raison de passer chez Françoise et Rustem. Quand Nicolas Sarkozy choisit le quartier pour y installer son QG de campagne en 2007, la population change déjà de visage. Les habitudes changent dans le quartier, qui n'est plus si populaire... Et à la librairie, où Françoise et Rustem prennent le pouls de la ville, les liens peu à peu se distendent. Découvrez la bande annonce

Les réalisateurs Sébastien Rastoix, William Denayre et Rüstem Gücüyener étaient nos invités. Interview en français et en turc.

"Dünya ellerinin üstünde." NÂZIM HİKMET / GENCO ERKAL

Par Merve OZDEMIRKIRAN Janvier 30, 2010

Türkiye'nin ünlü tiyatro oyuncusu Genco Erkal, Fransızca ve Türkçe Nâzım Hikmet şiirlerini yorumlamak üzere, geçtiğimiz hafta, Paris'teki Théâtre des Abesses'in konuğuydu.

Merve Özdemirkıran'ın sorularını yanıtlayan Erkal;

" Inandığım şeyleri sahnede seyircilerle paylaşmaktan başka bir isteğim yok", diyor.

"La Joconde se meurt d'ennuie..."

Par Alican TAYLA, Zeynep SAYGI Janvier 23, 2009

Le Théâtre à Venir souhaite faire découvrir le poète turc, Nazim Hikmet, au public français et ils ont pour cela choisi son premier long poème, La Joconde et Si-Ya-Ou.

L'acteur Audren Destin nous parle de la pièce...

L'ACORT a le plaîsir de vous inviter à la pièce musicale "La Joconde et Si-Ya-Ou" de Théâtre à Venir / Mercredi 27 janvier / 20h / Mairie du 10ème arr. Entrée: libre

 

Fazıl SAY exclusif !

Par Semih ARAL Janvier 23, 2009

Dünyaca ünlü piyanist ve besteci Fazıl Say, 9 ve 10 şubat 2010'da Théâtre des Champs-Elysées'de "Alla Turca Classique" ve "Alla Tucra Jazz" başlıklı iki konser verecek.

Say, Semih Aral'in sorularını yanıtladı.

 

Turquie, une jeunesse avec Hrant Dink

Par Zeynep SAYGI, Alican TAYLA Janvier 16, 2009

Marc Melki nous propose une sélection de portraits de jeunes turcs engagés, photographiés en janvier 2009 lors de la manifestation en mémoire de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007.

"TURQUIE, UNE JEUNESSE AVEC HRANT DINK " jusqu'au 6 février 2010. au Triton / 11 bis rue du coq français 93260 les Lilas / M° Mairies des Lilas / Renseignements: 01 49 72 83 13

Des films qui nous parlent...

Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, deux cinéastes qui collaborent depuis sept ans pour éveiller la curiosité des spectateurs en leur proposant des sujets et des images insolites.

Six (2009), Ata (2008), shantyGARDENtown (2007) et Carnegami (2006) à découvrir sur le site des cinéastes.

Jeune musicien Mazlum Acar: "Je vois avec mes doigts"

Par Zeynep SAYGI Décembre 05, 2009

Né en 1995 à Diyarbakir, Mazlum Acar est un jeune musicien.
Il chante des chansons populaires en turc, kurde et arabe. Il joue plusieurs instruments : le kanun, le luth, le baglama et la darbuka.

Dans le cadre du Festival européen " Trafic d'influences " organisé par le Théâtre du Cristal, qui rassemble des poètes, des artistes, des compagnies de danse, de théâtre, de musique, d'arts plastiques.
Ces artistes viennent de Turquie, d'Espagne, de Belgique, de France. Ils ont des parcours divers : conservatoire, école des Beaux Arts,
hôpital psychiatrique ou institution d'accueil spécialisé…Ils parlent le turc, l'espagnol, la langue des signes, le français… La volonté du Théâtre du Cristal, à travers la programmation de cet évènement est de questionner le spectateur et l'artiste sur son rapport à la norme, à l'irrégularité, à la frontière… Qu'est ce que la singularité, qu'est ce que l'ordinaire ? www.artsenfolies.org

Danimarka milletvekili Yıldız Akdoğan: "Uyum, benim için "katılım" demek."

Par Zeynep SAYGI Décembre 05, 2009

1973 Türkiye doğumlu genç siyasetçi Yıldız Akdoğan, 2007'den beri Danimarka Parlamentosu'nda milletvekili. Akdoğan'la Avrupa Birliği Uyum Politikaları ve göçmenlerin siyasi katılımı üzerine konustuk.

Le Mois de la Turquie à la Maison des métallos

Par Elif HALISCELIK, Zeynep SAYGI Novembre 07, 2009

Après la Palestine et le Québec, la Maison des métallos poursuit son partenariat avec Culturesfrance et la Mission Internationale de la Ville de Paris, avec un mois de programmation consacré au bouillonnement culturel et social de la Turquie contemporaine .
Candan Cankaya responsable des relations publiques de la Maison des métallos et Güray Dinçol du spectacle "J'attends mes loukoums chez le kuaför" étaient nos invités.

La Maison des métallos

Conseil des étrangers extra-commuanutaires de la Mairie du 11ème

La Mairie du 11e crée une nouvelle instance de participation visant à encourager les citoyens Parisiens extra communautaires qui, du fait de leur nationalité, n'ont pas le droit de vote, à prendre part à la vie de la Cité. Cette population représente 16% de la population du 11.
Composé de 33 membres représentant les 5 continents, le Conseil des Etrangers Extra Communautaires a pour but l'intégration des habitants d'origines étrangères et leur meilleure participation à la vie de la Cité. Cette instance fera également la promotion du droit de vote pour tous.

Sophie Pradinas, Conseillère d'arrondissement déléguée à l'Intégration et aux étrangers non communautaires et Omar Saghi, Vice-président du Conseil des étrangers extra communautaires du 11e arrondissement, étaient nos invités.

 

Kollektif Istanbul à Paris

Par Elif HALISCELIK, Alican TAYLA Octobre 31, 2009

Dans le cadre du festival Villes des musiques du monde, une 2e édition du Bal turc organisé par Petit Bain a eu lieu à Aubervilliers.
Axel Krygier, artiste psychédélique de la scène électro de Buenos Aires, a rencontré la funk des Balkans du groupe Kolektif Istanbul.

Habur'da barış provası

Kürt sorununda çözüm sürecini konuşmak üzere Kandil'den gelen 8 PKK militanı ve Irak'taki Birleşmiş Milletler Mahmur mülteci kampından gelen 26 mülteci Türkiye'deki Habur sınır kapısından giriş yapti.

Olayı izleyen gazeteci Irfan Aktan ve Express dergisi editörü Siren Idemen Gökkusagı'nın sorularını yanıtladı.

Irfan Aktan söyleşisi / Siren Idemen söyleşisi

Grève des travailleurs sans-papiers : l'acte II

Octobre 17, 2009

Depuis 18 mois, les femmes et les hommes invisibles ont pris la parole.

Depuis ce 15 avril 2008 qui a vu leur irruption sur le devant de la scène, des milliers de travailleurs sans papiers revendiquent leurs droits. Alors qu'ils ne prennent le travail de personne, alors qu'ils occupent les emplois dont personne ne veut, dans des conditions de dureté et d'exploitation d'un autre temps, le gouvernement persiste dans une attitude de blocage absurde.

Le 7 octobre 2009, la CGT, la CFDT, Solidaires, la FSU, l'UNSA, la Ligue des Droits de l'Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits devant se sont adressés par courrier au Premier ministre pour lui demander "que soit éditée une circulaire de régularisation des salarié(e)s, qui permette d'en finir avec ces blocages et ces discriminations constatés."

Anthropologue et militant de la cause des sans-papiers, Emmanuel Terray nous parle du deuxième volet de la grève des travailleurs sans papiers qui a débuté le 12 Octobre.

Haïdouti Orkestar sort son nouvel album!

Par Alican TAYLA Octobre 17, 2009

Mais qu’est-ce qui mêle la langue turque au serbo-croate, les thèmes bulgares aux rythmes ottomans ? Qu’est-ce qui réunit des Tsiganes de Serbie, un Grec, un Libanais, un Turc, un Bulgare, des Français ?

Tek Tek, le deuxième album du Haïdouti Orkestar, sorti le 12 octobre 2009.

La formation tsigane et balkanique s’attaque à l’immense patrimoine musical laissé par l’Empire Ottoman en Europe, dans une quête jubilatoire de l’esprit commun à ces musiques de l’est de la Méditerranée. Évoqué lors du précédent album, l’héritage ottoman qui irrigue les cultures et donc les musiques de l’Europe du Sud-Est, devient avec Tek Tekle point de ralliement de toutes les énergies et talents que compte le Haïdouti Orkestar.

Le chanteur et joueur de saz Zeki Ayad Çölas et le fondateur du groupe Sylvain Dupuis étaient nos invités.

L'école et la société en danger

Par Nurdane BOURCIER Octobre 03, 2009

Suppression des postes… de la sectorisation… du samedi matin… du réseau d'aide aux enfants en difficultés... La rentrée s'annonce mal.

Dans sa rubrique "Parentalité/Scolarité" Nurdane Bourcier rencontre Christiane Allain , secrétaire générale de la Fédération des conseils de parents d'élèves ( FCPE ) pour discuter des reformes et de la participation des parents à la vie de l'école.

Beckett / Hikmet!

Par par Orkun SAITOGLU et Alican TAYLASeptembre 26, 2009

Annoncé par un graffiti photographié dans une rue d'Istanbul, BECKETT / HIKMET, mise en scène de Barbara Hutt, - familière de Samuel Beckett - met en regard ces deux immenses auteurs, à travers 2 courtes pièces de Beckett : Pas moi, redoutable et vertigineux monologue, Catastrophe dédié à Vaclav Havel - et l'oeuvre poétique de Nazim Hikmet, dans tout son foisonnement.

Un spectacle qui rend hommage aux œuvres de deux grands poètes, qui sont aussi des humanistes.

La metteur en scène Barbara Hutt, les jeunes comédiens d'origine turque Mine Çerçi, Fehmi Karaaslan étaient nos invités.

Beckett / Hikmet (en turc surtitrage en français)

Du samedi 3 octobre 2009 au dimanche 4 octobre 2009 à 17h00

à la Maison des cultures du monde, au 101 bld. Raspail 75006 Paris

Jeune Découverte Photo

Par Zeynep SAYGI Septembre 05, 2009

Projet de jeunes gens issus de l'immigration turque, à la recherche d'une vision innovante vis-à-vis de leur culture d'origine.

Cet été cinq jeunes originaires de Turquie, sont partis à la découverte des contrastes d'Istanbul à traves la photographie. Ils ont souhaité de faire découvrir la vie culturelle et artistique d'Istanbul.

En ce qui concerne l'urbanisme : leur ligne directrice a été les projets de "gentrification". En effet, Istanbul sera la capitale européenne en 2010. Malheureusement, c'est aussi l'occasion pour certains de mettre en péril de nombreux quartiers populaires. Nos jeunes ont visité ces quartiers en danger de Kucukcekmece à Gulsuyu. Gamze Kurt faisait partie de cette exprérience et partage avec nous ses impressions.

Bernard DREANO - Guerre et Paix au Caucase

Par Nurdane BOURCIER et Zeynep SAYGI Juillet 04, 2009

Comprendre le Caucase. Tel est l'objet du dernière ouvrage de Bernard Dreano; "Guerre et Paix au Caucase - Empires, peuples et nations " paru dans les éditions Non-Lieu en mai 2009.
Bernard Dreano, grâce à une connaissance forgée par de nombreuses années d'expérience sur le terrain, propose aux lecteurs français, pour qui cette région est encore mal connue, de multiples clés pour se familiariser avec les enjeux du Caucase et de ses environnements européens et asiatiques. (...) L'auteur garde toujours en perspective le droit des peuples de la région à disposer d'eux-mêmes, réaffirmant avec force notre devoir de solidarité envers des hommes et des femmes géographiquement éloignés, mais dont nous sommes pourtant si proches.

Françoise DEMIR

Par Ilker CAKAL et Zeynep SAYGI Juin 20, 2009

Chants et poésies soufis... Françoise Demir partage avec nos auditeurs sa découverte de la musique anatolienne. Une interview vibrante d'émotion...

Samim AKGÖNÜL

Par Selim ESKIIZMIRLILER Juin 13, 2009

Historien, politologue, professeur à l’Université de Strasbourg et enseignant / chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) était notre invité pour nous parler des minorités en Turquie et en Europe.